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Aliments ultra-transformés

Les aliments ultra-transformés (AUT) sont des produits industriels dont la liste d'ingrédients contient des substances qu'on ne trouve pas dans une cuisine domestique : émulsifiants, texturants, colorants, arômes artificiels.

Pourquoi c'est important

La classification NOVA (Monteiro, 2009) distingue 4 groupes : aliments bruts, ingrédients culinaires, aliments transformés et aliments ultra-transformés. Les AUT représentent environ 30% des calories en France.

Les études épidémiologiques (NutriNet-Santé) montrent une corrélation entre la consommation d’AUT et le risque d’obésité, de diabète de type 2, de maladies cardiovasculaires et de certains cancers. Le mécanisme exact fait encore débat.

La règle simple : si la liste d’ingrédients est longue et contient des noms que tu ne reconnais pas, c’est probablement un AUT. Privilégie les aliments bruts et les préparations maison.

Comment les reconnaître

La règle est simple : si la liste d’ingrédients contient des substances que tu ne trouverais pas dans une cuisine domestique (sirop de glucose-fructose, protéines hydrolysées, maltodextrine, émulsifiants E471/E472, colorants, arômes), c’est un aliment ultra-transformé. Les plats préparés industriels, les céréales de petit-déjeuner sucrées, les nuggets, les sodas et la plupart des biscuits entrent dans cette catégorie.

Pourquoi les limiter

L’étude NutriNet-Santé (Srour et al., 2019) a montré qu’une augmentation de 10% de la part d’ultra-transformés dans l’alimentation est associée à une hausse de 14% du risque de mortalité toutes causes. Ces aliments sont conçus pour être hyper-palatables : ils déclenchent une surconsommation et déplacent les aliments nutritifs du régime alimentaire.

Leur matrice alimentaire est souvent détruite par les procédés industriels (extrusion, hydrogénation, hydrolyse). Les nutriments ajoutés artificiellement ne compensent pas la perte de la structure originale de l’aliment.

Approche pragmatique

L’objectif n’est pas d’éliminer totalement les ultra-transformés (c’est quasi impossible dans le monde moderne), mais de les limiter à moins de 15-20% de tes calories. Cuisine à partir d’ingrédients bruts quand tu le peux, et lis les étiquettes quand tu achètes des produits emballés. Moins il y a d’ingrédients sur l’étiquette, mieux c’est.

Sources et références

  • Monteiro et al. (2019), Classification NOVA
  • Srour et al. (2019), Ultra-processed food and health (NutriNet-Santé)
  • ANSES, Recommandations sur les AUT

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